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Voir la présentation de l’AFIMB sur le site du ministère en charge des Transports : http://www.developpement-durable.go...


L’AFIMB - Agence française pour l’information multimodale et la billettique

Le panorama complexe et multiacteurs du monde du transport, en pleine mutation - Grenelle de l’Environnement, développement et simplification de l’usage des transports en commun, émergence de nouveaux services de mobilité (auto et vélo partage, covoiturage, transport à la demande, ...), à l’interopérabilité des systèmes - appelle une gouvernance adaptée.
Répondant à ce constat, l’AFIMB – l’Agence Française pour l’Information Multimodale et la Billettique –, rattachée au ministère en charge du transport, a été créée en 2010 afin de promouvoir l’interopérabilité des systèmes.

L’AFIMB est dotée d’un Comité d’orientation réunissant les acteurs du monde des transports : représentants des autorités organisatrices (GART [1], STIF), des opérateurs de transports (FNTV [2], UTP [3]), des usagers (FNAUT [4]), etc. Ce comité d’orientation est présidé par M. Yves Krattinger, sénateur, administrateur du GART et président du Conseil général de Haute-Saône. L’agence intervient dans les deux domaines de l’information multimodale et de la billettique.

1. Quelles actions pour l’information multimodale ?

En parallèle à des actions « permanentes » autour de la normalisation ou de la sensibilisation, l’AFIMB met en place un ensemble d’actions spécifiques dans le domaine de l’information multimodale.

Information multimodale de porte à porte

Des attentes ont été identifiées concernant l’émergence d’une information multimodale de porte à porte et sans couture en France. Cet objectif correspond à des attentes actuelles des autorités organisatrices de pouvoir traiter les déplacements qui dépassent le territoire d’un SIM. Deux situations sont identifiées : au niveau de déplacements entre deux territoires adjacents, ou bien, de manière générale, un déplacement occasionnel sur une longue distance.

Travail sur la qualité des données

Un autre axe de travail de l’agence se base sur les questions de la qualité des données. En effet, dans la perspective d’une interopérabilité des SIM, une attention particulière au niveau des données semble fondamentale.

Des actions sont désormais envisagées pour traiter ce thème :

  • Définir un référentiel de qualité des données transports. Au niveau d’un territoire donné, la mise en place d’un SIM conduit à rassembler des données issues de sources différentes. Des incohérences peuvent alors apparaître et pour assurer le bon fonctionnement du SIM, il est nécessaire de s’assurer de la qualité des données fournies. Le souhait de l’AFIMB est donc de pouvoir réunir l’ensemble des acteurs concernés afin de définir les exigences de qualité d’un référentiel transport.
  • Soutenir le développement d’outils / logiciels de test de la qualité et de la conformité aux documents de référence. L’enjeu de tels outils est de pouvoir s’assurer à la fois du respect des exigences de qualité (telles qu’on aura pu les définir dans la démarche décrite précédément) mais aussi de pouvoir tester la conformité aux documents issus de la normalisation.
  • La démarche s’inscrit ainsi dans l’objectif d’une labellisation des bases de données au niveau national.

Travail sur la réutilisation des données

Enfin, avec l’« open data », nous avons pu voir que des interrogations se posaient dans le domaine de l’information notamment sur des aspects juridiques. Une disposition légale [5] définit certes en France le cadre de la réutilisation des informations publiques. Toutefois, ce cadrage juridique soulève dans le domaine transports un certain nombre d’interrogations.

Les informations en temps réel sont par exemple souvent au cœur de débats. Les données ferroviaires grandes lignes de la SNCF posent également questions. Les échanges de données entre personnes publiques constituent également une problématique à part.

L’AFIMB souhaite mettre en place un groupe de travail français pour formuler un ensemble de recommandations et proposer par ailleurs des méthodes (pour les licences de réutilisation ou pour les montants de redevance par exemple).

L’AFIMB a mis en place un groupe de travail français pour examiner les modalités de réutilisation des données transports.

2. Quelles actions pour la billettique ?

Dans le domaine de la billettique, le comité d’orientation a tout d’abord fait le constat que la mise en place de systèmes billettiques, s’appuyant sur l’utilisation de cartes à puce, était très avancée en France (cf carte des applications régionnales ouvrant vers de possibles interopérabilités).

Toutefois, ces systèmes ne sont pas interopérables entre eux. Or, la technologie dite NFC, pour « Near Field Communication » ou communication en champ proche, permet aujourd’hui d’envisager l’utilisation d’ un support unique (que ce soit une carte transport, un téléphone portable NFC ou une carte bancaire sans contact) pour emprunter les transports publics dans l’ensemble des territoires ayant adopté cette technologie.

Le comité billettique créé par l’AFIMB et réunissant les acteurs des domaines du transport , du mobile sans contact et de la carte bancaire a mis en place une démarche globale pour favoriser l’interopérabilité :

  • en particulier, dans le cadre d’un groupe de travail sur les « scénarios d’interopérabilité » a été mis en évidence l’intérêt de disposer d’une « application billettique commune », utilisée par toutes les autorités organisatrices de transport qui le souhaitent et permettant aux usagers d’acheter les titres de transport émis par ces autorités organisatrices. Le voyageur pourra ainsi utiliser son application locale pour les trajets effectués sur son territoire habituel ( par exemple Navigo en Ile de France) et « l’application commune » pour d’autres trajets.
  • par ailleurs, il est apparu que la norme NFC décrivant la communication entre les terminaux billettiques et les objets sans contact n’était pas suffisamment précise et complète. Le comité billettique a donc décidé de réaliser une implémentation de cette norme permettant de définir les caractéristiques à respecter par les terminaux billettiques et les objets portables NFC pour assurer leur bonne communication.

[1] Groupement des Autorités Responsables de Transport

[2] Fédération Nationale des Transports de Voyageurs

[3] Union des Transports Publics et Ferroviaires

[4] Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports

[5] Loi du 17 juillet 1978, complétée par l’ordonnance du 6 juin 2005, transposant une directive européenne de 2003. Voir en particulier l’article 10 et l’article 16