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Radars de contrôle des limitations de vitesse et des signaux d’arrêt

Ces informations succinctes sont issues du site securite-routiere.gouv.fr. Pour davantage de précision, nous vous conseillons de consulter la rubrique de ce site consacrée aux radars (lien ci-contre).

Quelques dates

  • Juillet 2012 : Déploiement des premiers radars "tronçon"
  • Mars 2012 : début de l’expérimentation des radars "chantier"
  • 30 mai 2011 : Déploiement du premier radar pédagogique dans la Somme à Proyart.
  • Avril 2011 : Création de l’Agence nationale du traitement automatisé des infractions (ANTAI), établissement public en charge du traitement des amendes au centre national de traitement.
  • Janvier 2011 : Déploiement des premiers radars discriminants (Saint Ferréol d’Aurore).
  • 3 juillet 2009 : Mise en service du premier radar « feux rouges » au Vésinet (78).
  • 31 décembre 2005 : 1 000 radars déployés (700 fixes/300 embarqués).
  • Avril 2004 : 100 radars déployés (70 fixes/30 embarqués).
  • 27 octobre 2003 : Inauguration à la Ville au Bois du premier radar vitesse fixe.
  • 18 décembre 2002 : Comité Interministériel de la Sécurité Routière annonçant la mise en place d’un système de « contrôle automatisé »
  • 14 juillet 2002 : Déclaration du Président de la République Jacques Chirac : « Je voudrais marquer ce quinquennat par trois grands chantiers mais qui ne sont pas de pierre. C’est d’abord la lutte contre l’insécurité routière. Je suis absolument horrifié par le fait que les routes françaises sont les plus dangereuses d’Europe.  »

Types de radars

Depuis le simple radar de vitesse, la gamme s’est étoffée pour couvrir davantage de type de réseaux routiers et de situations à risque :

Radars de contrôle de vitesse :

  • Radar de vitesse fixe : premier type de radars déployés, il permet de contrôler la vitesse des conducteurs dans les zones les plus dangereuses afin de réduite la vitesse et diminuer l’accidentalité routière
  • Radar de vitesse mobile  : radar embarqué dans un véhicule arrêté et positionné au bord de la route, qui détecte et enregistre les excès de vitesse
  • Radar discriminant : ce type de radar permet de différencier les catégories de véhicules et d’associer à chaque catégorie une limitation de vitesse spécifique.
  • Radar tronçon (ou vitesse moyenne) : utilisant la technologie de lecture automatique de plaques, ce radar identifie les véhicules en deux points distincts d’un tronçon, en leur associant un temps de parcours entre ces deux points. La vitesse moyenne sur le tronçon permet de qualifier un éventuel excès de vitesse au point de contrôle de sortie. Ceci permet donc de limiter les phénomènes de ralentissements brusques à proximité des radars fixes et d’inciter les automobilistes à adopter une conduite responsable tout au long de leurs trajets.
  • Radar chantier : ce nouveau type de radar semi-fixe est destiné aux zones de chantier, où les limitations de vitesse sont rarement respectées malgré les risques importants (expositions des agents terrain, situations de conduite non courantes, ...),
  • Radar mobile-mobile : à la différence du radar mobile, utilisé à l’arrêt, le radar mobile-mobile est destiné au contrôle de la vitesse directement à partir de véhicules insérés dans le flot de circulation.
  • Radar pédagogique : destiné à informer, sans sanctionner, l’usager de sa vitesse et donc à l’inciter à adapter son comportement, ce radar affiche la vitesse du véhicule, éventuellement en association avec un message d’information ("ralentir", "danger"). Depuis le second semestre 2011, le radar pédagogique peut être utilisé en complémentarité avec les radars fixes.

Radars de contrôle de franchissement

  • Radar feu rouge : destiné à améliorer le respect des feux aux intersection et donc la sécurité des usagers, notamment les usagers vulnérables, ce radar constate les infractions en prenant deux photos, la première lors du franchissement de la ligne d’effet du feu et la seconde si le véhicule poursuit sa route au delà du feu.
  • Radar Passage à niveau : sensiblement similaire au radar feu rouge, ce radar effectue également deux photos, la première pour détecter le franchissement de la ligne lors du clignotement du feu orange, la seconde si le conducteur poursuit sa course sur sa voie ou sur la voie adjacente (contournement des barrières).

Problématiques techniques liées aux systèmes de transport intelligent

Du point de vue des systèmes de transport intelligent, les enjeux liés aux systèmes de radar concernent notamment :

  • la performance et la précision  : en fonction des types de radar, les performances de mesures (discrimination des catégories de véhicules et des véhicules entre eux, visibilité, ...) et de précision de mesure (sur la vitesse notamment) dépendent des types de radar. Par exemple, pour pallier aux éventuelles erreurs de mesures liées aux techniques mises en œuvre et aux situations de mesure, des marges techniques sont systématiquement prises, de l’ordre de 5 km/h en dessous de 100 km/h, et de 5 à 10% en fonction des types de radar au delà de 100 km/h (valeurs purement informatives données à titre d’ordre de grandeur).
  • le contrôle des équipements  : en tant qu’instruments de mesure réglementés, les appareil de mesure de vitesse sont soumis à un contrôle encadré, avec notamment un examen de type ou homologation pour approuver un modèle de référence, une vérification primitive de chaque appareil avant sa mise en service et un contrôle en service périodique. Les acteurs associés (équipementiers, installation, contrôle) sont eux mêmes encadrés par la réglementation.
  • la sécurité de la chaîne informationnelle  : compte tenu des enjeux sensibles et du degré de confidentialité des données mesurées et traitées, la question de la sécurité de la chaine informationnelle est importante, à la fois dans les aspects de transmission et de traitement des données.