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Galerie

  • Section de l'A31 concernée par la mesure (en jaune) - Sens Metz -> Luxembourg
  • Les panneaux latéraux d'affichage des limitations de vitesse
  • Interface de gestion de la mesure dans le SAGT

La régulation dynamique de vitesse sur l’A31

Quelques chiffres

- 26 km couverts par la régulation dynamique de vitesse
- 6,9 M€ dont 1,4 M€ de crédits européens
- 80 000 véhicules par jour
- le trafic géné 45% du temps

Le contexte

Myrabel, le système de gestion dynamique du trafic sur les axes du sillon lorrain, couvre 756 km de réseau routier national gérés par la Direction des infrastructures de transports (DIT) via son exploitant local la Direction interdépartementale des routes (DIR) Est.

Son extension dans le cadre de la seconde phase de l’opération, porte sur 240 km du sillon Lorrain. Elle intègre notamment des mesures dynamiques dans l’objectif global d’optimiser l’usage du réseau et des déplacements domicile travail sur les autoroutes du sillon lorrain.

Parmi les différentes mesures envisagées figure la mesure de régulation dynamique des vitesses sur A31.

La mesure de régulation dynamique de vitesse

La section de l’A31 située entre la jonction avec l’A30 et la frontière luxembourgeoise (26 km) assure une double fonction de desserte urbaine et de transit (axe Nord-sud européen). Elle supporte des trafic forts, dont des trafics pendulaires importants vers le Luxembourg.

Cette autoroute présente donc des enjeux de fonctionnement forts en termes de fluidité et de sécurité sur un axe à la limite de la saturation.

En réponse, une mesure de régulation dynamique des vitesses est déployée dans les objectifs de :

  • l’amélioration des conditions de circulation : diminution des congestions, augmentation des débits écoulés, temps de parcours globalement amélioré,
  • la sécurité accrue : vitesse pratiquée homogène, diminution des accidents et de leur gravité,
  • la diminution des émissions de polluants. L’évaluation a priori des impacts, réalisée en 2011 par le Cerema dans une approche par simulation et intégrant les critères de sécurité, de trafic et d’environnement, a confirmé la pertinence socio-économique de la mesure de régulation dynamique de vitesse.

Cette mesure s’inscrit par ailleurs dans le cadre de l’Arc Atlantique, un projet européen de déploiement des systèmes de transport intelligent routiers.

La mise en œuvre de la mesure

La mesure se traduit par le déploiement sur le terrain d’équipements permettant :

  • la connaissance et la surveillance du trafic : 23 Capteurs de trafic (magnétomètres, boucles magnétiques) et 14 Caméras de vidéo surveillance en accotement
  • la communication vers l’usager pour la mise en œuvre de la mesure : 25 Panneaux à Messages Variables dédiés, en accotement et en portique au dessus de la chaussée.

Ce déploiement, effectif fin 2014, s’accompagne d’une évolution du système d’aide à la gestion du trafic (SAGT). L’algorithme de régulation de vitesse implémenté intègre ainsi trois volets :

  • la prévention de la congestion, avant la formation de la congestion,
  • la protection d’une queue de bouchon, lorsque la congestion est apparue,
  • et la protection d’un événement, par exemple un véhicule en panne.

Une étape d’harmonisation spatiale et temporelle des consignes de vitesse garantit la cohérence de la consigne finale sous les deux angles du cadre réglementaire et du point de vue de l’usager.

Une première tranche, concernant une section de 5km au sud de Thionville, a été mise en service fin 2013. Une évaluation du dispositif expérimental a été réalisée en interne à la DIR Est en 2014 sur les aspects de la fiabilité du système technique et du fonctionnement du centre d’ingénierie, de sécurité et de gestion du trafic.

Elle a permis d’améliorer l’algorithme mis en œuvre en vue de la deuxième tranche. Celle-ci sera mise en service courant 2015 et donnera lieu à des premiers résultats d’évaluation à l’horizon 2016.